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-->
<!doctype linuxdoc system>

<!-- Lilo mini-howto -->

<article>

<!-- Title information -->

<title>Lilo mini-Howto

<author>Cameron Spitzer <htmlurl url="mailto:cls@truffula.sj.ca.us"
name="cls@truffula.sj.ca.us">, Alessandro Rubini <htmlurl
url="mailto:rubini@linux.it" name="rubini@linux.it">.&nl; Traduction
française Mathieu Arnold <htmlurl url="mailto:arn_mat@club-internet.fr"
name="arn_mat@club-internet.fr">

<date>v2.02, 16 August 1998

<abstract>
LILO est le <bf>Li</>nux <bf>Lo</>ader (chargeur de Linux) pour le
version x86 de Linux. Je l'appellerai ici Lilo plutôt que LILO car je
n'aime pas trop les majuscules. Ce fichier décrit quelques
installations typiques de Lilo. Le but de ce document est d'être un
supplément au guide de l'utilisateur de Lilo. Je pense que des
exemples aident à comprendre, même si votre configuration n'est pas
vraiment semblable à la mienne. J'espère que cela va vous éviter des
tracas. Comme la documentation de Lilo est déjà très bonne, ceux qui
sont intéressés par les détails iront faire un tour dans
/usr/doc/lilo*
</abstract>

<!-- Table of contents -->
<toc>

<!-- Begin the document -->

<sect>Introduction

<p>Bien que la documentation fournie avec les sources de Lilo (celle
installée dans <tt>/usr/doc/lilo</>-version) soit très facilement
compréhensible, la majorité des utilisateurs de Linux rencontrent des
problèmes en faisant leur propre <tt>/etc/lilo.conf</>. Ce document a
pour but d'aider les utilisateurs en leur donnant un minimum
d'informations, et en leur montrant cinq exemples d'utilisation :


<itemize>

<item>Le premier exemple montre une installation de base : "Linux et
les autres".

<item>La suivante explique comment installer Lilo sur un disque dur
connecté sur <tt>/dev/hdc</> et qui bootera en tant que
<tt>/dev/hda</>. C'est ce dont on a besoin quand on veux installer un
nouveau disque Linux sur un système qui marche déjà. Il explique aussi
comment booter sur un disque SCSI quand votre BIOS est suffisamment
récent.

<item>Le troisième exemple montre comment booter un système Linux dont
la partition root ne peut être accédée par le BIOS.

<item>L'exemple suivant est utilisé pour accéder à de très gros
disques auxquels ni le BIOS, ni le DOS ne peuvent accéder facilement
(cet exemple ci est un peu vieux)

<item>Le dernier exemple montre comment restaurer un disque endommagé,
si les dommages proviennent de l'installation d'un autre système
d'exploitation.

</itemize>

<p>Les trois derniers exemples sont de Cameron <htmlurl
url="mailto:cls@truffula.sj.ca.us" name="cls@truffula.sj.ca.us">, qui
est à l'origine de ce document. Alessandro <htmlurl
url="mailto:rubini@linux.it" name="rubini@linux.it">, le mainteneur
actuel n'a que Linux, et donc, ne peut pas vérifier ni non plus mettre
à jour par lui même. Il n'est pas nécessaire de dire que toutes les
remarques seront les bienvenues.

<sect>Informations générales et installation standard

<p>Quand Lilo amorce le système, il utilise des appels du BIOS pour
charger le noyau de Linux depuis le disque (disque IDE, disquette, ou
autre). Par conséquent, le noyau doit résider à un endroit accessible
par le BIOS.

<p>Au boot, Lilo ne sais pas lire les données des systèmes de
fichiers, et le path que vous avez mis dans <tt>/etc/lilo.conf</> est
résolu à l'installation (quand vous avez lancé
<tt>/sbin/lilo</>). L'installation est le moment où le programme
construit les tables qui regroupent les secteurs qui sont utilisés
pour charger le système d'exploitation. Par conséquent, tous les
fichiers doivent être dans un endroit que le BIOS peut lire (les
fichiers sont généralement placés dans le répertoire <tt>/boot</>,
cela signifie que seule la partition root de votre système a besoin
d'être accessible depuis le BIOS).

<p>Une autre conséquence du fait de se baser sur le BIOS est que vous
devez réinstaller le chargeur (en relançant <em>/sbin/lilo</>) à
chaque fois que vous modifiez la configuration de Lilo. Lorsque vous
recompilez le noyau et que vous remplacez votre image, vous devez
réinstaller Lilo.

<sect1>Où dois-je installer Lilo ?

<p>La directive <tt>boot=</> de <tt>/etc/lilo.conf</> dit à Lilo où il
doit placer son amorceur primaire. En général, vous spécifirez soit le
Master Boot Record (MBR) (<tt>/dev/hda</>) soit la partition de root
de Linux (par exemple <tt>/dev/hda1</> ou <tt>/dev/hda2</>).

<p>Si vous avez un autre système d'exploitation installé sur votre
disque, vous feriez mieux d'installer Lilo sur votre partition de boot
plutôt que sur le MBR. Dans ce cas, vous devez rendre la partition
"bootable" en utilisant la commande "a" de <em>fdisk</em> ou la
commande "b" de <em>cfdisk</em>. Si vous n'écrivez pas sur le MBR, il
sera plus simple de désinstaller Linux et Lilo si nécessaire.

<sect1>Comment dois-je configurer mes disques IDE ?

<p>Pour ma part je n'utilise pas les options LBA ou LARGE du BIOS
(mais il faut dire que je n'utilise que Linux sur ma machine); ce sont
des monstruosités qui nous sont imposées par les lacunes de
l'architecture intel x86. Ceci implique que le noyau doit résider dans
les 1024 premiers cylindres, mais cela n'est pas un problème vu que
vous avez partitionné votre disque et que votre partition de root est
sensée être petite (en tous cas, c'est comme ça que cela devrais
être).

<p>Si votre disque a un autre système d'exploitation, vous ne devez
pas modifier les paramètres du BIOS, sinon, l'ancien système ne
fonctionnera plus du tout. Toutes les distributions récentes de Lilo
savent quoi faire des réglages LBA et LARGE.

<p>Notez que le mot-clé "<tt>linear</>" dans le <tt>/etc/lilo.conf</>
peut vous être utile si vous avez des problèmes de géométrie. Il
indique à Lilo que l'adressage des secteurs doit se faire linéairement
plutôt qu'avec le triplet secteurs/têtes/cylindres. La conversion des
adresses 3D est reportée à l'exécution, par conséquent, rendant la
configuration immunisée contre les problèmes de géométrie.

<p>Si vous avez plusieurs disques et que certains qui ne sont utilisés
que par Linux ne sont pas nécessaires durant le boot, vous pouvez les
enlever de votre BIOS, votre système démarrera plus rapidement et
Linux détectera tous les disques. Je change souvent les disques de mon
ordinateur, mais je ne touche jamais au BIOS.

<sect1>Comment puis-je interagir au boot ?

<p>Quand vous voyez le prompt Lilo, vous pouvez taper sur la touche
&lt;Tab&gt; pour voir les différents choix possible. Si Lilo n'est pas
configuré pour être interactif, gardez la touche &lt;Tab&gt; ou
&lt;Shift&gt; pressée avant que le message "LILO" n'apparaisse.

<p>Si vous choisissez de booter sur un noyau Linux, vous pouvez
ajouter des arguments après le nom du système que vous choisissez. Le
noyau accepte de nombreux arguments. Tous les arguments sont listés
dans le "BootPrompt-HOWTO" de Paul Gortmaker, et je ne vais pas le
reproduire ici. Quelques arguments sont, par ailleurs, très importants
et se doivent de figurer ici :

<itemize>

<item><tt>root=</> : vous pouvez dire au noyau de monter une partition
root différente de celle qui se trouve dans le <tt>lilo.conf</>. Par
exemple, mon système a une toute petite partition qui a un système
Linux minimal, et j'ai réussi à booter après avoir détruit ma
partition root par erreur.

<item><tt>init=</> : depuis la version 1.3.43 du noyau, vous pouvez
utiliser une commande autre que <tt>/sbin/init</>. si vous avez de
graves problèmes durant le démarrage, vous pouvez accéder à un système
minimal en spécifiant <tt>init=/bin/sh</> (quand vous arriverez au
prompt du shell, vous aurez certainement besoin de vos partitions,
essayez "<tt>mount -w -n -o remount /; mount -a</tt>", et n'oubliez
pas de faire un "<tt>umount -a</tt>" avant d'éteindre).

<item>Un nombre : en spécifiant un nombre sur la ligne de commande,
vous demandez a <em>init</> de démarrer dans un run-level spécifique
(le run-level par défaut est généralement 3 ou 2 suivant la
distribution que vous avez). Réferez-vous à la documentation
d'<em>init</>, à votre <tt>/etc/inittab</> et à vos <tt>/etc/rc*.d</>
si vous voulez creuser plus loin.

</itemize>

<sect1>Comment désinstaller Lilo ?

<p>Quand Lilo écrit sur un secteur de boot, il en sauve une copie dans
<tt>/boot/boot.</><em>xxyy</>, ou <em>xxyy</> sont les nombres majeurs
et mineurs du périphérique. Vous pouvez voir les nombres majeurs et
mineurs de votre disque ou partition en lançant "<tt>ls -l
/dev/<em>device</></tt>". Par exemple le premier secteur de
<tt>/dev/hda</> (majeur 3, mineur 0) sera sauvé dans
<tt>/boot/boot.0300</>, en installant Lilo sur <tt>/dev/fd0</> on aura
un fichier <tt>/boot/boot.0200</> et sur <tt>/dev/sdb3</> créera
<tt>/boot/boot.0813</>. Notez que Lilo ne créera pas le fichier s'il
existe déjà, vous n'aurez donc pas à faire une sauvegarde quand vous
réinstallerez Lilo (après avoir recompilé votre noyau par
exemple). Les copies de <tt>/boot/</> sont toujours les sauvegardes
d'avant la première installation de Lilo.

<p>Si jamais vous avez besoin de désinstaller Lilo (par exemple, dans
le cas où vous auriez malheureusement à désinstaller Linux), vous
aurez besoin de restaurer le secteur de boot original. Si Lilo est
installé sur <tt>/dev/hda</>, faites "<tt>dd if=/boot/boot.0300
of=/dev/hda bs=446 count=1</>" (personnellement, je fais simplement
"<tt>cat /boot/boot.0300 > /dev/hda</>", mais ce n'est pas toujours
fiable, car cela restaurera la table des partitions, que vous avez
peut être modifié depuis). Cette commande est bien plus simple que
d'essayer de lancer "<tt>fdisk /mbr</> depuis la ligne de commande DOS
: elle vous permet de supprimer Linux d'un disque à partir de
Linux. Après avoir supprimé Lilo, n'oubliez pas de supprimer la
partition Linux avec <em>fdisk</em> (le <em>fdisk</em> du DOS est
incapable de supprimer les partitions non-dos).

<p>Si vous avez installé Lilo sur votre partition de root (par exemple
<tt>/dev/hda2</>), vous n'avez rien de spécial à faire pour supprimer
Lilo, lancez juste le <em>fdisk</em> de Linux pour supprimer la
partition. Vous aurez aussi à marquer la partition DOS bootable.

<sect>La configuration simple

<p>La majorité des installations Lilo utilisent un fichier de
configuration tel celui ci :

<tscreen><verb>
boot = /dev/hda   # ou la partition root
delay = 10        # délai, en dixièmes de secondes
vga = 0           # optionnel, utilisez "vga=1" pour avoir du 80x50
#linear           # essayez ça si vous avez des problèmes de géométrie

image = /boot/vmlinux  # votre zImage
  root = /dev/hda1     # votre partition root
  label = Linux        # ou un nom rigolo
  read-only            # monter la root en lecture seule

other = /dev/hda4   # votre partition DOS, si y'en a une
  table = /dev/hda  # La table de partition courante
  label = dos       # ou un nom triste
</verb></tscreen>

<p>Vous pouvez avoir plusieurs sections "images" et "other" si vous
voulez. Il est très fréquent de rencontrer de multiples images de
noyau dans votre <em>lilo.conf</>, au moins si vous restez à jour dans
le développement du noyau.

<sect1>Comment s'en sortir avec les gros noyaux

<p>Si vous compilez un noyau "zImage" et qu'il est trop gros pour
rentrer dans un demi mégaoctet (ce qui est fréquent avec les noyaux
2.1), vous aurez à compiler un "big zImage" à la place : "<tt>make
bzImage</>". Pour booter avec un gros noyau, vous n'aurez pas besoin
de faire quoi que ce soit si votre version de Lilo est supérieure à
18. Si votre installation est plus ancienne, vous aurez à mettre à
jour votre paquetage Lilo.

<sect1>autres sources d'informations

<p>En addition aux documentations de Lilo, il y a un très grand nombre
de Mini-HowTo qui peuvent vous être utiles. Ils sont tous appelés
"Linux+<em>nulOS</>", pour quelques <em>nulOS</>, ils parlent aussi de
comment faire coexister Linux et des autres OS. De même, le
"Multiboot-with-LILO" décrit comment les différentes versions de
Windows coexistent avec Linux.

<sect>Configurons <tt>hdc</> pour booter en tant que <tt>hda</> en
utilisant <tt>bios=</>

<p>Lilo permet de mapper l'image du noyau sur un disque et de dire au
BIOS d'aller la chercher sur un autre disque. Par exemple, j'ai
l'habitude d'installer Linux sur un disque connecté sur <tt>hdc</>
(disque maître du second contrôleur IDE) et d'y booter comme système
unique sur le contrôleur primaire d'un autre ordinateur. J'ai copié la
disquette d'installations sur une petite partition, je peut donc faire
un <em>chroot</> depuis une console virtuelle pour installer
<tt>hdc</> quand j'utilise le système pour faire autre chose.

<p>Voilà le <tt>lilo.conf</> que j'utilise pour installer Lilo :

<tscreen><verb>
# Ce fichier doit être utilisé sur un système fonctionnant à partir
# de /dev/hdc
boot = /dev/hdc   # on réécrit le MBR d'hdc
disk = /dev/hdc	  # On lui dit qui sera hdc
   bios = 0x80    # Et le BIOS la verra en tant que premier disque
delay = 0
vga = 0

image = /boot/vmlinux  # c'est sur /dev/hdc1
  root = /dev/hda1     # Mais au boot, ça sera hda1
  label = Linux
  read-only
</verb></tscreen>

<p>Ce fichier de configuration doit être lu par Lilo <bf>depuis
<tt>/dev/hdc1</></>. La table de Lilo qui est écrite sur le secteur de
boot (<tt>/dev/hdc</>) doit se référer à un fichier dans <tt>/boot/</>
(en ce moment <tt>hdc</>). Ce fichier sera accédé en tant que
<tt>hda</> quand il bootera comme seul système.

<p>J'ai appelé ce fichier <tt>/mnt/etc/lilo.conf.hdc</> (<tt>/mnt</>
est l'endroit où hdc est monté durant l'installation. J'installe Lilo
en lançant "<tt>cd /mnt; chroot . sbin/lilo -C
/etc/lilo.conf.hdc</>". Allez lire la page man de <em>chroot</> si
vous trouvez ça magique.

<p>Le "<tt>bios=</>" du <tt>lilo.conf</tt> est utilisé pour dire à
Lilo ce que le BIOS pense de vos périphériques. Le BIOS identifie les
lecteurs de disquettes et les disques durs par des numéros : 0x00 et
0x01 sélectionnent les disquettes, 0x80 et suivants, les disques durs
(Les vieux BIOS ne peuvent accéder qu'à deux disques). La
signification du "<tt>bios = 0x80</>" dans l'exemple précédent est de
dire à Lilo "utilise 0x80 dans tes appels BIOS pour <tt>/dev/hdc</>".

<p>Cette directive Lilo peut être très pratique dans d'autres
situations, par exemple, quand votre BIOS est capable de booter depuis
un disque SCSI à la place d'un disque IDE. Quand des périphériques IDE
et SCSI sont présents, LILO ne sait pas à qui appartient 0x80, car
l'utilisateur est capable de le changer depuis les menus du BIOS, et
le BIOS ne peut pas être accédé quand Linux est lancé.

<p>Par défaut, Lilo suppose que les disques IDE sont mappés en premier
par le BIOS, mais il est possible de lui spécifier le contraire en
utilisant ces instructions dans <tt>/etc/lilo.conf</> :

<tscreen><verb>
disk = /dev/sda
  bios = 0x80
</verb></tscreen>

<sect>Utilisation de Lilo quand le BIOS ne voit pas la partition root

<p>J'ai deux disques IDE, et un disque SCSI. Le disque SCSI ne peut
pas être vu par le BIOS. Lilo utilise des appels BIOS, et peut
uniquement voir ce que le BIOS voit. Mon stupide AMI BIOS ne peut
booter que sur "A:" ou "C:", or ma partition de root se trouve sur le
disque SCSI.

<p>La solution consiste en fait à stocker le noyau, la carte, et la
chaîne d'amorçage sur une partition Linux sur le premier disque
IDE. Remarquez qu'il n'est pas nécessaire de garder le noyau sur la
partition root.

<p>La deuxième partition de mon premier disque IDE (<tt>/dev/hda2</>,
la partition Linux utilisée pour booter sur le système) est montée sur
<tt>/u2</>. Et voici le <tt>/etc/lilo.conf</> que j'utilise.

<tscreen><verb>
#  On installe Lilo sur le MBR du premier disque IDE
#
boot = /dev/hda
#  /sbin/lilo (l'installateur) copie le boot record de Lilo
#  depuis le fichier suivant vers le MBR
install = /u2/etc/lilo/boot.b
#
#  J'ai écrit un menu détaillé. Lilo le trouvera là
message = /u2/etc/lilo/message
#  L'installateur construira le fichier suivant. Il dit à
#  l'amorceur ou sont les blocs ou se trouvent les noyaux
map = /u2/etc/lilo/map
compact
prompt
#  on attende 10 seconds, puis on boot sur le noyau 1.2.1 par défaut.
timeout = 100
#  Le noyau est stocké ou le BIOS peut le trouver en faisant ça :
#      cp -p /usr/src/linux/arch/i386/boot/zImage /u2/z1.2.1
image = /u2/z1.2.1
	label = 1.2.1
#  Lilo dit au noyau de monter la première partition SCSI en tant que
#  root. Le BIOS n'a pas à savoir qu'elle existe.
	root = /dev/sda1
#  Cette partition sera vérifiée puis remontée par /etc/rc.d/rc.S
	read-only
#  J'ai un noyau d'une vielle Slackware qui traîne dans un coin au cas
#  ou j'ai un noyau qui ne marche pas. J'en ai déjà eu besoin une fois
image = /u2/z1.0.9
	label = 1.0.9
	root = /dev/sda1
	read-only
#  Ma partition DR-DOS 6
other = /dev/hda1
        loader=/u2/etc/lilo/chain.b
        label = dos
        alias = m
</verb></tscreen>

<sect>Accéder a de gros disques quand le BIOS n'en est pas capable

<p>A mon travail, ma machine à un disque IDE de 1 Go. Le BIOS ne peut
en voir que les premiers 504 Mo (où Mo signifie 2^10 octets, pas 10^6
octets). Donc, J'ai MS-DOS sur une partition de 350 Mo
<tt>/dev/hda1</> et ma partition root Linux sur une partition de 120
Mo <tt>/dev/hda2</>.

<p>MS-DOS était incapable de s'installer correctement quand le disque
était tout neuf. Novell DOS 7 pareil. Le disque était supposé arriver
avec un disque appelé "OnTrack Disk Manager". Malheureusement pour
moi, suite à un oubli de la part d'IBM je n'avais pas la disquette
avec "OnTrack" avec le disque. Si vous n'avez que MS-DOS, je vous
souhaite d'en disposer.

<p>Donc, j'ai bâti une table de partition avec le <em>fdisk</> de
Linux. MS-DOS-6.2 a refusé de s'installer dans /dev/hda1, prétextant
quelque chose du genre :

<tscreen>
   "Cette version de MS-DOS est dédiée aux nouvelles
   installations. MS-DOS est déjà installé sur votre ordinateur
   (<bf>ce qui était faux : disque neuf</bf>) donc, vous avez besoin
   d'obtenir une version de mise à jour chez votre vendeur."
</tscreen>

<p>Quel ignare ! Donc, je relance le <em>fdisk</> Linux et détruis la
première partition de la table. Cela convient à MS-DOS 6.2 qui peut
alors créer la même partition que celle que je viens de détruire et
s'installer. MS-DOS 6.2 écrit alors dans le secteur de lancement du
disque, mais impossible de démarrer.

<p>Par chance, j'avais un noyau de la Slackware sur disquette (réalisé
par le programme <tt>setup</tt> d'installation), et j'ai donc lancé
Linux puis écrasé le secteur de démarrage par celui de Lilo... et tout
marche !

<p>Voici le fichier <tt>/etc/lilo.conf</tt> utilisé :

<tscreen><verb>
boot = /dev/hda
map = /lilo-map
delay = 100
ramdisk = 0             # Ne crée pas le disque virtuel du noyau Slackware
timeout = 100
prompt

disk = /dev/hda 	# le BIOS ne voit que les 500 premiers Mo.
   bios = 0x80          # indique le premier IDE.
   sectors = 63         # prendre ces chiffres dans la documentation du disque
   heads = 16
   cylinders = 2100

image = /vmlinuz
  append = "hd=2100,16,63"
  root = /dev/hda2
  label = linux
  read-only
  vga = extended

other = /dev/hda1
  label = msdos
  table = /dev/hda
  loader = /boot/chain.b
</verb></tscreen>

<p>

<p>Après avoir installé ces systèmes, j'ai vérifié que les partitions
contenant les fichiers zImage, boot.b, map, chain.b, et messages
peuvent utiliser le système de fichiers MS-DOS, tant que ni Stacker,
ni Doublespace ne sont installés. Donc, j'aurais pu faire une
partition DOS sur /dev/hda1 de 500 Mo.

<p>J'ai également appris que <em>OnTrack</em> aurait écrit une table
de partitions commençant à quelques douzaines d'octets sur le disque
au lieu de l'écrire au début. Il est possible de modifier le
gestionnaire de périphérique IDE de Linux pour contourner ce
problème. Mais l'installation aurait été impossible avec le noyau
précompilé de la Slackware. En fin de compte, IBM m'a envoyé une
disquette <em>OnTrack</em>. J'ai alors téléphoné au support technique
de <em>OnTrack</em>. Ils m'ont dit que Linux était boggé car il
n'utilisait pas le BIOS. J'ai renvoyé la disquette.

<sect>Démarrage depuis une disquette de secours

<p>Ensuite, j'ai installé Windows-95 sur mon ordinateur au bureau. Il
a détruit mon joli secteur de démarrage LILO, mais n'a pas touché à
mes partitions Linux. Les noyaux sont très lents à charger à partir
des lecteurs de disquettes. J'ai donc fait une disquette avec un
fichier de configuration pour LILO qui me permet de lancer le noyau se
trouvant sur le disque IDE. J'ai fait la disquette de cette manière :

<tscreen><verb>
   fdformat /dev/fd0H1440  : formatage de la disquette vierge
   mkfs /dev/fd0 1440      : disquette au format Minix
   mkdir /3                : montage
   mount /dev/fd0 /3    
   cp -p /boot/chain.b /3  : copie du chargeur
   lilo -C /etc/lilo.flop  : installation de LILO
   umount /3 
</verb></tscreen>  

<p>Notez que la disquette DOIT ÊTRE MONTÉE LORSQUE VOUS LANCEZ
L'INSTALLATION pour que LILO puisse écrire proprement le fichier de
configuration.

<p>Ce fichier est <tt>/etc/lilo.flop</tt>, il ressemble à celui-ci :

<tscreen><verb>
#  Crée une disquette qui puisse lancer des noyaux sur disque dur
boot = /dev/fd0
map = /3/lilo-map
delay = 100
ramdisk = 0    
timeout = 100
prompt

disk = /dev/hda        # 1 Go IDE, BIOS ne voit que les premiers 500 Mo.
   bios=0x80
   sectors = 63
   heads = 16
   cylinders = 2100

image = /vmlinuz
  append = "hd=2100,16,63"
  root = /dev/hda2
  label = linux
  read-only
  vga = extended

other = /dev/hda1
  label = msdos
  table = /dev/hda
  loader = /3/chain.b
</verb></tscreen>

<p>Enfin, j'avais besoin de MS-DOS 6.2 sur mon ordinateur du bureau,
mais je ne voulais pas toucher au premier disque. J'ai donc ajouté un
contrôleur SCSI et un disque, créé une partition au format MS-DOS avec
le programme <tt>mkdosfs</tt> de Linux, et Windows-95 l'a reconnu
comme disque "D:". Mais, bien sûr, MS-DOS ne démarrera pas sur "D:. Ce
n'est pas un problème avec LILO. J'ai ajouté :

<tscreen><verb>
other = /dev/sda1
  label = d6.2
  table = /dev/sda
  loader = /boot/any_d.b
</verb></tscreen>

<p>au fichier <tt>lilo.conf</tt> de tout à l'heure. MS-DOS-6.2
fonctionne en pensant être sur C:, et Windows 95 est sur D:.

</article>
